• English
  • Japon
THE AUTHENTIC JAPANESE FURNITURE > Mobilier japonais > Ancien / neuf 

L'ancien et le neuf

Les meubles japonais antiques comme les neufs sont assez rares : les anciens car il en reste peu suite aux aléas du temps (tremblements de terre, incendies, ou tout simplement car les jeunes générations n'ont pas compris l'intérêt de conserver le meuble de famille), et les neufs car ils coûtent très cher à fabriquer et que rares sont les familles qui s'offrent ce plaisir.

Antiques et neufs, ils ont chacun leur charme et leur intérêt, et le choix dépend de l'utilisation que l'on souhaite faire de son meuble.

Antique
Neuf
Antique
Neuf
Antique
Neuf
Antique
Neuf

Cliquez ici pour en savoir plus sur le mobilier japonais antique et neuf

 
Si l'on arrive encore à trouver des meubles japonais antiques sur place, en particulier lorsqu'on a un réseau d'antiquaires spécialisés dans ces pièces, l'offre n'est pas si pléthorique et ils ne sont pas toujours en parfaite condition. Nous l'avons vu, malgré un essor des ventes pendant l'ère Meiji, ce n'étaient généralement que les notables qui pouvaient s'offrir un tansu. Puis, très rapidement (à partir de la fin XIXème et plus encore au XXème siècle), les Japonais se sont pris de goût pour le mobilier d'inspiration occidentale, et la fabrication de tansu traditionnels s'en est trouvée d'autant réduite, beaucoup d'artisans ayant fait le choix de répondre à la demande. Déjà peu nombreux au départ, dans un pays où les maisons sont en bois, les tremblements de terre et les incendies nombreux, beaucoup de tansu sont partis en fumée.

Pendant le boom économique du Japon (1945 - 1990), beaucoup de Japonais se sont désintéressés des tansu au profit de meubles contemporains, et il était très courant de se débarrasser des meubles de famille au moment de la succession des grands-parents. Dans le meilleur des cas, le tansu était revendu d'occasion, mais très souvent il était tout simplement détruit.

Les étrangers ont très tôt reconnu la valeur des tansu. Nombre de tansu se rtrouvent chez les antiquaires à l'étranger (Etats-Unis et dans une moindre mesure Europe et Australie) pour commencer une seconde vie dans une nouvelle famille à l'autre bout du monde... Les étrangers au Japon succombent aussi souvent au charme des tansu et profitent du conteneur de retour pour déménager leur meuble.

Ces toutes dernières années, on semble voir au Japon une quête de racines et d'authenticité, et un regain d'intérêt pour les tansu traditionnels. On peut donc espérer que l'avenir des tansu est garanti au Japon-même… mais cela risque d'entraîner une raréfaction des tansu à la vente et une tension à la hausse sur les prix.

Pour expliquer qu'il reste relativement peu de tansu antiques, on ajoutera le problème de la fragilité. Les essences de bois utilisées et les techniques de fabrication utilisées jusqu'à l'ère Taishô font que les tansu anciens ont parfois souffert.

Les maux ne sont pas les mêmes selon les types de tansu (isshô dansu ≠ mizuya dansu), les essences de bois (feuillus ≠ pins), l'époque (Edo ≠ Shôwa) et la construction (planches ≠ sections), mais voici des problèmes fréquemment rencontrés, qu'il convient de restaurer : fonds de tiroirs tombés, chevilles déchaussées ou cassées, structure fragilisée, planches déformées, disjointes ou fendues, bois mangé par les vers, ferrures manquantes...

  
  

La situation est assez différente en ce qui concerne les meubles neufs. Mes artisans fabriquent des tansu depuis plus de 100 ans dans la même famille. De génération en génération, ils ont donc pu identifier les petites "faiblesses" des tansu de leurs aïeux, et apporter les solutions, cela tout en respectant les techniques de fabrications traditionnelles. Beaucoup d'aspects ont été améliorés, permettant de réaliser des meubles plus robustes, qui tiendront mieux dans le temps.

On citera la sélection des essences de bois, les jointures plus élaborées, la colle à bois, le diamètre des chevilles, etc.

   

 

On n'utilise pas un tansu antique de la même façon qu'un neuf. Avant d'acheter un tansu, il convient de bien savoir ce que l'on veut faire de son meuble, et de choisir l'un ou l'autre en connaissance de cause. De façon schématique, les antiquités sont plutôt réservés à la collection, à la décoration et à l'usage modéré. Je n'ai vu que trop souvent des propriétaires de meubles japonais me consulter sur une restauration, et je découvrais que les tiroirs étaient chargés de livres, de photos ou de nappes. Dans un grand tiroir de plus de 1 m de large, cela peut représenter une charge très lourde… et nos tansu anciens n'aiment pas ça... Je peux certes vous orienter vers un restaurateur qui connaît le mobilier japonais, mais mieux vaut éviter de faire souffrir votre tansu ancien en prenant quelques précautions de bon sens, comme éviter de trop le charger ou de le déplacer rempli !

Je dis souvent que les tansu fabriqués par les artisans japonais contemporains sont les antiquités de demain en ce qui concerne le style. Ils pourront même être utilisés bien plus longtemps, car de fabrication plus robuste.

L'artisan contemporain peut également proposer des meubles plus adaptés à notre mode de vie actuel, sans pour cela renier la tradition. Je citerai mon artisan qui réalise de superbes meubles TV en partant d'un modèle de katana dansu. Le style original est conservé, mais les essences de bois et les épaisseurs de planches sont choisies pour supporter le poids d'une télévision. Il pourra aussi équiper son meuble de vitres pour cacher le matériel audio / vidéo tout en laissant passer le signal des télécommandes, et ouvrir l'arrière du meuble pour le passage des câbles.

Les termes japonais sont retranscrits dans le système alphabétique (rômaji).
Passez la souris sur les mots en italique pour en avoir la définition.
Le pluriel n’est pas marqué, comme cela est la règle en japonais.

Copyright 2009 LE VRAI MEUBLE JAPONAIS.
Ce site internet est protégé selon les articles L.111-1 et L.123-1 du code de la propriété intellectuelle.
Toute reproduction, même partielle, de son contenu est strictement interdite, sans l'accord écrit préalable d'Olivier CARAMELLE.